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Vous voulez savoir si les prix vont augmenter pendant l’hiver? Lisez cet article pour avoir plus d’information.

Un bon été pour Sunwing qui recommande de réserver très tôt pour l’hiver (entrevue).

Marie-Josée Carrière, chef régionale marketing et Sam Char directeur exécutif du Groupe de Voyages Sunwing.

À l’approche de la haute saison, les dirigeants du Groupe de Voyages Sunwing dressent un bilan positif de l’été qui se termine et montrent un optimisme prudent quant à l’hiver 2015-2016. Sam Char, directeur exécutif, et Marie-Josée Carrière, chef régionale marketing du groupe nous en parlent en entrevue.

« L’été a été un succès total jusqu’ici », se réjouit Marie-Josée Carrière. « Nous avons ajouté une capacité intéressante, surtout au départ de Québec, et les agents de voyages nous ont donné un bon feedback de ce côté là. Cet été, nous avions de 13 à 14 fois plus de sièges que lors de notre première saison estivale il y a 9 ans ! Nous devrions bien finir cette saison qui se termine fin octobre. »

« Mais l’hiver sera peut-être plus difficile, » pense Sam Char en pointant du doigt plusieurs irritants possibles. 

« Le premier irritant, explique-t-il, c’est le dollar canadien. Car, quasimment toutes nos principales dépenses sont en dollar US et donc, dès le départ, nous sommes déficitaires de 25 %. Le consommateur devra peut être faire face à une révision à la hausse des tarifs car, même si il y a un prix plafond qu’on ne peut dépasser compte tenu des revenus moyens de la population canadienne ou québécoise, c’est nous qui prenons tous les risques en matière de sièges d’avions, de chambres d’hôtel, de location d’autobus pour les transferts etc …Et concernant le prix du carburant, chez Sunwing nous nous sommes couverts il y a peut-être 6 mois, un an ou deux ans et on fonctionne encore avec du carburant que nous avons payé plus cher que le cours actuel. Nous ne sommes pas les seuls dans cette situation. Bref notre premier irritant, c’est le dollar. »

Un autre irritant, selon Sam Char, c’est la possible pénurie de chambres d’hôtels cet hiver. Une inquiétude qui n’est pas nouvelle mais qui, selon lui est beaucoup plus sérieuse cette année, en raison d’un intérêt accru de la part de marchés extérieurs, de plus en plus friands des destinations Sud préférées des Canadiens et des Québécois.

« Il faut le voir comme un triangle, » suggère Sam Char. « Un premier angle, c’est les États-Unis, avec une forte reprise économique, et une proximité géographique de nos destinations Sud, sans compter la détente avec Cuba. Le deuxième angle c’est l’Europe, qui tend à délaisser des destinations populaires comme le Maghreb et lorgne davantage vers les Caraïbes. Le troisième angle, ce sont les pays en émergence sud-américains dont l’engouement pour les Caraïbes ne cesse d’augmenter. On pourrait aussi mentionner l’intérêt grandissant du marché asiatique. Tout cela n’est pas nouveau mais cette année nous le sentons bien plus et nous allons devoir en tenir compte davantage. Sur le plus long terme il faut aussi réaliser qu’il y a une raréfaction des zones balnéaires potentiellement développable. L’espace viendra un jour à manquer. C’est l’offre et la demande qui dicte les lois du marché et si on ne fait pas attention, les consommateurs québécois et canadiens risquent de payer leurs voyages beaucoup plus cher », prévient Sam Char. »

« Clairement, intervient Marie-Josée Carrière, les voyageurs du Québec doivent songer cette année à réserver plus tôt leurs vacances d’hiver, faute de quoi ils sont à risque de ne pas obtenir les hôtels, ou la catégorie de chambre ou d’hôtels qu’ils souhaitent et aux dates qu’ils veulent. Et je ne suis pas sûre que les gens en sont rendus, en ce 23 septembre, à penser aux vacances d’hiver. Même si chez Sunwing nous avons 22 hôtels en propriété ou en gestion, et même si nous y ajoutons les 34 ou 35 hôtels RIU que nous avons en exclusivité, cela nous donne à peu près 50,000 chambres d’hôtel. C’est bien mais qu’est ce que cela représente quand tu as 2,2 millions de sièges sur le marché pour l’année ? Or, tous ces gens vont dans les mêmes hôtels que nous. »

Un autre irritant, selon lui, c’est les élections fédérales qui, croit-il, peuvent avoir un impact jusqu’à un ou deux mois après la date de leur tenue et pourraient brouiller les cartes pour les vacances de Noël.

 

Au vu de ces irritants, comment Sunwing se démarque -t-elle de la concurrence ? 

« Nous conservons notre excellent service à bord gratuit ; mousseux de bienvenue, repas chauds , vin etc, alors que tout le monde coupe, » fait valoir Marie-Josée carrière. « Nous offrons des produits auxiliaires comme les excursions, dont la demande est en croissance et où les agents peuvent aller chercher de la commission. Je rappelle que les clients peuvent acheter les excursions à bord de l’avion également donc il y a des opportunités de revenu que les agents doivent saisir avant le départ de leurs clients. Nous avons des outils pour aider les agents de voyages comme les différentes brochures, les manuels pour les groupes et un logiciel convivial pour facilier les réservations. »

« A propos des excursions, intervient Sam Char, notre division Nexus, qui gère nos excursions est devenue le second réceptif du genre en importance au Mexique et dans les Caraïbes, derrière Apple Vacations. Nous avons grandi de façon intelligente, on veut contrôler le produit de A à Z. Et donc si il y a des plaintes concernant le réceptif, c’est à nous, le Groupe de Voyages Sunwing, qu’elles parviennent et c’est nous qui les traitons. »

Abordant les relations avec les agents de voyages, Sam Char estime que le Groupe de Voyages Sunwing a la meilleure formule. 

« Été ou hiver, nous gagnons de l’argent chaque année. Comme entreprise privée, on ne peut puiser que dans nos poches, en fonction de nos revenus. Nous sommes des entrepreneurs comme tous les agents de voyages et nous parlons le même langage qu’eux. Nous, on est là pour produire et leur donner tous les outils qu’il faut puisque aujourd’hui comme demain, la grande majorité de nos ventes provient et proviendra des agents de voyages. Il y a une forte inquiétude chez les agents de voyages que tout se fait de plus en plus en direct. Si le client décide de réserver via une agence, c’est parfait pour nous. Cela dit, on ne refusera pas un client qui veut réserver en direct. Mais nous sommes, croyons – nous, à ce sujet, loin en arrière de tout le monde. Nous sommes avant tout une compagnie aérienne et un opérateur loisir et pas des distributeurs. Et si les résultats sont là, c’est que avons la meilleure formule avec les agents de voyages. »

A la question de savoir si les Algues Sargasses ne constituent pas elles aussi un irritant, les dirigeants de Sunwing ont un discours plutôt rassurant.

« Mère nature fait toujours planer une menace ou l’autre sur l’industrie. On en a beaucoup parlé et maintenant on en parle moins, les clients continuent à réserver et nous n’en voyons pas l’impact pour l’instant. Nous ferons face à la situation le cas échéant. Les hôtels , les états et les villes sont mobilisés et font tout ce qu’ils peuvent. »


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